LES ENTREPRISES ONT-ELLES ENCORE DU MAL À PAYER LEURS FOURNISSEURS ?

Dans le monde de la logistique et de l’approvisionnement et encore plus de nos jours, il n’est pas rare que les entreprises aient quelques jours, semaines ou parfois même mois de retard dans leurs paiements aux fournisseurs. Ce n’est peut-être pas ce que l’on souhaite, mais c’est une réalité. Malheureusement, même si les effets de la pandémie s’estompent et que de nombreuses entreprises reprennent leurs activités normales, les retards de paiement fournisseurs restent un problème persistant.

De nombreuses entreprises ont connu toutes sortes de difficultés tout au long de ces dernières années et aujourd’hui encore, malgré des chiffres d’affaires repartant à la hausse, les facteurs de “stress” financier persistent. Par exemple, des données récentes d’un rapport du Hackett Group ont montré qu’aux États-Unis une entreprise de taille moyenne prenait 58 jours pour payer ses fournisseurs à la fin du premier trimestre de l’année, contre 55 jours à la même époque l’année dernière.

Ce chiffre est encore inférieur au cours de 2020 et montraient que les paiements moyens étaient effectués en 62 jours – mais bien sûr, une grande partie de l’année a été passée à vivre sous les restrictions du COVID et les tensions économiques.. Toutefois, le problème est intéressant car cette entreprise de taille moyenne disposait en plus d’un solde de trésorerie en hausse de 14 % en base annuelle.

 

Les petites entreprises touchées

Les réserves de trésorerie des grandes entreprises augmentent aujourd’hui tellement que certaines petites entreprises pensent que la décision de retarder le paiement les commandes est une stratégie plutôt qu’une nécessité. En effet, 55 % des propriétaires de petites entreprises disent croire que ces retards sont « délibérés » et la moitié d’entre eux pensent qu’ils devraient pouvoir facturer des intérêts sur ces commandes.

La raison principale pour laquelle tant de petites entreprises sont irritées ? Un quart d’entre elles déclarent avoir des commandes dont le retard de paiement est compris entre 20 et 30 jours, et 47 % affirment que les commandes provenant spécifiquement de grandes entreprises ont empiré au cours de l’année écoulée, selon le rapport. Pour 30 % d’entre eux, ce problème est devenu si problématique qu’ils risquent de ne pas pouvoir garder leur entreprise pérenne. Ils ont également été incité, pour 40 % d’entre eux, à retarder leurs projets d’embauche, 39 % à retarder leurs nouveaux stocks et 36 % ont été contraints de réduire les heures de travail de leurs employés.

 

Comment gérer l’incertitude

Bien sûr, les entreprises ne devraient pas être forcées de prendre ce genre de décisions, et tout ce qu’elles peuvent faire pour accroître leur flexibilité jusqu’à ce que les choses reviennent à la normale sera très utile, selon le cabinet d’avocats Faegre Drinker. Cela peut inclure la demande de paiements escomptés ou partiels, acceptés souvent lorsque les partenaires commerciaux communiquent efficacement leurs difficultés. De cette façon, les entreprises obtiennent le capital nécessaire pour continuer à fonctionner sans mettre à mal des relations commerciales de longue date.

Plus vous vous préparez à ces problèmes potentiels, mieux vous vous porterez lorsque vous devrez faire face à ces obstacles. Qu’il s’agisse d’un problème ponctuel après une pandémie ou d’une toute nouvelle façon de travailler avec l’écosystème d’approvisionnement, vous pourriez vous préparer à un avenir plus serein.

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